Pourquoi une vieille barrière en fer finit-elle par tomber en morceaux sous l’effet de la rouille, alors qu’une simple feuille d’aluminium reste intacte pendant des années, bien que toutes deux soient exposées à la pluie et à l’air ? Bienvenue dans cette enquête scientifique où nous décodons le phénomène de l’oxydation.
Dans cette vidéo, nous menons une série d’expériences pour identifier les « coupables » de la corrosion. Vous découvrirez que :
• L’air et l’eau sont indispensables : L’air sec ou l’eau sans air ne suffisent pas à faire rouiller le fer ; il faut la combinaison des deux, le sel agissant comme un accélérateur.
• Le véritable responsable est le dioxygène (O2) : En mesurant la diminution du volume d’air lors de la formation de la rouille (environ 1/5ème du volume), nous prouvons que c’est le dioxygène qui réagit avec le métal.
• La réaction chimique : Le fer et le dioxygène se combinent pour former de l’oxyde de fer III, le constituant principal de la rouille.
Le paradoxe de l’aluminium : Bien que l’aluminium s’oxyde de la même manière que le fer, le résultat est radicalement différent. Contrairement à la rouille qui est poreuse et friable, laissant le métal à nu pour une attaque continue, l’aluminium produit de l’alumine. Cette couche d’oxyde est étanche, invisible et incroyablement résistante, agissant comme une véritable armure qui protège le reste du métal contre toute destruction ultérieure.
Nous verrons même une expérience impressionnante où l’alumine parvient à contenir de l’aluminium en fusion, prouvant ainsi la solidité de ce bouclier naturel.
Points clés abordés :
• Expériences comparatives sur les clous en fer.
• Mise en évidence du rôle du dioxygène.
• Différence de structure entre la rouille et l’alumine.
• L’ironie de la chimie : quand la réaction qui devrait détruire le métal finit par le sauver.
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